KubuntuBlog

Selon les statistiques, il y a une personne sur cinq qui est
déséquilibrée. S'il y a 4 personnes autour de toi et qu'elles te
semblent normales, c'est pas bon. Pierre Légaré

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 5 août 2009

Jaunty, digikam et KDE 4.3 sont dans un bateau ...

/!|GATTENTION, les manipulations indiquées dans cet articles sont risquées. Il est possible qu'elles rendent votre système instable et que certaines applications ne fonctionnent plus correctement. De plus il implique l'installation de paquets non supportés par ubuntu. Vous êtes prévenus !

Si vous utilisez les backports de kubuntu jaunty pour KDE 4.3, vous avez surement remarqué que digiKam est cassé[1]. Plus aucune photo ne s'affiche et les albums sont vides. pourtant en regardant dans la base sqlite, tout le monde est bien présent.

Comme il s'agissait de versions beta puis RC, je ne m'était pas trop intéressé au problème jusqu'à présent. Mais la, nous avons maintenant la version finale de KDE 4.3, le problème persiste et surtout mes photos non classées s'accumulent ! :(

En cherchant un peu, nous trouvons les messages d'erreurs fautifs dans le ~/.xsession-errors

Could not open library '/usr/lib/kde4/kio_digikamalbums.so'.
Cannot load library /usr/lib/kde4/kio_digikamalbums.so: (/usr/lib/libdigikamcore.so.1: undefined symbol: _ZN6Marble12MarbleWidget16addPlaceMarkDataERK7QStringS3_)

Visiblement il s'agit d'un problème de dépendances entre digiKam et les bibliothèques de KDE 4.3

A partir de la on trouve effectivement un bug connu pour Karmic et Jaunty Et le bug est propre à Kubuntu (ie: ce n'est pas un bug KDE)

Via le bugreport nous voyons qu'il est résolu pour Karmic, mais pas pour les backports Jaunty.

De la nous avons deux solutions :

  • installer une version de digikam 1.0.0beta1 qui fonctionne
  • recompiler digiKam avec les bibliothèques 4.3

digiKam 1.0.0beta1

Le paquet est disponible dans le dépot backport experimental

Je conseille de ne pas l'ajouter à votre sources.list mais de télécharger les deux paquets nécessaires et de les installer à la main, cela évitera d'installer tout un tas de trucs non voulus. Il s'agit de :

  • digikam - 2:1.0.0jaunty1~ppa1
  • liblqr - 0.4.1-1ubuntu1ppa1

Par contre il s'agit d'une version beta1. Or digiKam 1.0.0 est déjà à la beta3. Donc notre problème est corrigé[2] mais pleins d'autres bugs risquent d'être présents.

Recompiler

Une méthode est proposée la Chez moi cela n'a pas fonctionné tel quel, beaucoup de dépendances ont besoin d'être mises à jour (en particulier QT passe de la version 4.5.0 à la 4.5.2[3]). J'ai donc installé les dépendances de compilation tout seul (pour remplacer le build-dep)

sudo aptitude install cdbs pkg-kde-tools cmake libqt4-dev kdelibs5-dev libgphoto2-2-dev libkipi6-dev libkexiv2-7-dev libkdcraw7-dev liblcms1-dev libtiff4-dev libjasper-dev kdepimlibs5-dev liblensfun-dev libmarble-dev libsqlite3-dev libltdl3-dev

Puis on suit la procédure normale :

apt-get source digikam
cd digikam-0.10.0
dpkg-buildpackage

Armez vous de patience puis installez les paquets ainsi produits.

Et voila ! y'a plus qu'à trier/tagger/géolocaliser quelques centaines de photos :)

Notes

[1] depuis la beta1, quand même

[2] j'ai testé pour vous

[3] voir par exemple les dépots officiels vs backports

vendredi 24 octobre 2008

Microsoft sort un nouvel OS !

Petite note d'humour en ce vendredi propice aux trolls de tous poils.

Il semble que Dell ai un peu de mal avec la personnalisation de son site web. Cliquez ici pour voir la page qui cloche.

Vous avez trouvé ? Voici une capture d'écran : Dell Ms ubuntu

Visiblement, chez Dell, on n'est pas encore habitué à fournir un OS d'un autre fournisseur :)

Merci à Lolo pour le forward

lundi 13 octobre 2008

Imprimer un plan à l'échelle

Un petit article en forme de pense-bête. Comment imprimer un plan[1] en conservant l'échelle de celui-ci.

Nous considérons que le plan est sous forme d'image. Ouvrir celle-ci avec The Gimp. À l'aide de l'outil de mesure prendre une distance connue et noter le nombre de pixels correspondants.

Mesurer

Une fois ceci fait, un simple petit calcul nous permet de déterminer le nombre de pixels par millimètre. Ici j'ai 77 pixels pour une distance de 100cm. Au 100ème 100cm sont représentés par 10mm. Donc 77/10=7.7 pixels/mm

Pour imprimer au 50ème, le calcul devient 77/20=3.85 px/mm etc...

Toujours dans Gimp, choisir Image → Taille de l'impression. Cette boite de dialogue permet de calculer la taille que devra faire l'image une fois imprimée.

Calculer

Et voila, il ne vous reste plus qu'à imprimer l'image à la taille voulue. On peut même en faire un pdf histoire de ne pas refaire le calcul à chaque impression.

Imprimer

Vous pouvez bien sur aussi utiliser l'impression via Gimp. Dans ce cas, pensez bien à donner la valeur en pixels/pouce.

Notes

[1] de maison par exemple

dimanche 27 avril 2008

Traces GPS et photos dans GoogleEarth et GoogleMaps

iconeJe me propose dans ce billet de vous expliquer ma méthode pour obtenir dans GoogleEarth ou GoogleMap vos traces GPS agrémentées des photos géolocalisées.

Pour ce faire, nous allons utiliser principalement GpsBabel, un couteau suisse en ligne de commande des fichiers Gps. Pour plus d'infos, je vous renvoi vers la doc ubuntu-fr, ou le site officiel. Nous utiliserons aussi un petit script en python que j'ai développé pour mon usage personnel.

Tout au long de ce billet nous prendrons comme exemple une journée d'une croisière aux Scilly que j'ai faite l'an dernier.

Note: si vous voulez pouvoir clicker sur les fichiers pour GoogleEarth sans l'ouvrir 50 fois, je vous conseille d'aller lire cet autre billet sur Google Earth.

Récupérer la trace GPS

GPSDe nombreuses méthodes existent pour cela. J'utilise principalement QGis et son plugin gps ou GpsBabel. Vous trouverez plus d'infos dans la doc. Mon GPS est un Garmin, connecté en USB. Avec GpsBabel, on récupère les traces au format GPX ainsi :

gpsbabel -t -i garmin -f /dev/ttyUSB0 -o gpx -F trace_all.gpx

Les options sont :

  • -i pour le format d'entrée ;
  • -f pour le fichier d'entrée ;
  • -o pour le format de sortie ;
  • -F pour le fichier de sortie ;
  • -t pour indiquer que l'on travaille sur les traces (tracks).

Ensuite, nous n'allons garder que les points correspondant à une journée :

gpsbabel -i gpx -f trace_all.gpx -x track,pack,split,title="ACTIVE LOG # %Y%m%d" -o gpx -F trace_split.gpx
gpsbabel -i gpx -f trace_split.gpx -x track,start=200708280000,stop=200708290000 -o gpx -F 20070828.gpx

La première commande regroupe (pack) puis sépare par jour (split) la trace gps. La deuxième ne conserve que les points du 28 aout 2007.

Enfin, nous allons en faire un fichier KML lisible par les applications de Google :

gpsbabel -i gpx -f 20070828.gpx -o kml,points=0 -F 20070828.kml

l'option points=0 permet de n'afficher que la trace mais pas les points qui la composent. Plus de détails dans la doc de GpsBabel

Vous pouvez dors et déjà afficher celui-ci dans GoogleMap ou Earth.

Géolocaliser les photos

Si votre appareil photo ne dispose pas d'un GPS, vous pouvez quand même associer des coordonnées géographique à chaque photo grâce à votre trace GPS[1]. Le principe consiste simplement à corréler l'heure de prise de vue avec votre position enregistrée par le GPS à ce moment précis. Pour découvrir toutes les méthodes possibles, je vous renvoi encore une fois vers la doc ubuntu-fr.

Personnellement, j'utilise digiKam pour faire cela. digiKam Rien de bien sorcier ici. Pensez quand même que les traces Gps sont généralement en UTC et vos photos en heure locale (UTC+2 pour la France en été)

Une fois ceci fait, lorsque l'on ajoute les photos à un album PicassaWeb, des miniatures des photos sont directement placées sur une carte. Il est alors possible de télécharger un fichier kml pour les voir dans GoogleEarth[2].

Combiner les fichiers KML

Maintenant, nous avons deux fichiers kml :

  • la trace gps ;
  • les photos positionnées.

Il ne reste plus qu'a combiner ces deux fichiers. GpsBabel est capable de le faire.

gpsbabel -i kml -f 20070828.kml -f photos.kml -o kml,points=0 -F 20070828_tout_gpsbabel.kml

Malheureusement, il pert les miniatures et les liens vers les photos, ce qui rend l'opération peut intéressante :(

J'ai donc écrit quelques lignes de python pour faire l'opération. Vous pouvez télécharger le fichier à partir du dépot svn[3] : addPicassaToKml

Son usage est des plus simple :

./addPicassaToKml.py 20070828.kml photos.kml

il produit alors un fichier merge.kml contenant le meilleur des deux autres[4]. Et voila !


Agrandir le plan

Si vous voulez jouer, tous les fichiers sont ici

Notes

[1] le fichier gpx que nous avons importé du gps

[2] chez moi ce fichier le fait planter s'il est ouvert au démarrage :(

[3] gracieusement offert par TuxFamily

[4] avec les même limitations que le kml de Picassa :(

dimanche 10 février 2008

Lecteur de cartes SD sur un Toshiba u200-162

SDcardJe viens de mettre à jour le portable de ma dulcinée de dapper à gutsy. Il est resté si longtemps dans une vieille version parce qu'elle l'utilisait de manière critique et selon l'adage si ce n'est pas cassé, pas besoin de le réparer !

Seulement, voila, la mise à jour à cassé le fonctionnement du lecteur de carte SD qui en l'occurrence ne marche plus du tout :( C'est un problème connu avec les lecteurs de carte de Texas[1]. Dans la doc ubuntu-fr, il est marqué comme ne fonctionnant pas depuis feisty et l'on trouve de nombreux bugs reportés dans Launchpad : 53923, 18706, 180076 ou encore 137686[2].

Parmi tous ces bugs de nombreux contournements sont proposés, comme par exemple décharger/charger les modules en boucle jusqu'à ce que le lecteur soit reconnu ! Bref rien de satisfaisant, ni même de fonctionnel chez moi :( . Mais la vérité est ailleurs, nos amis de Mandriva ont aussi le problème et ont trouvé une solution !

Et effectivement, ça marche ! Un patch à appliquer, un module à recompiler et voila, le lecteur fonctionne parfaitement ! Voici en quelques points la procédure à appliquer :

  • préparer la compilation d'un noyau comme indiqué dans la doc
  • avant de lancer la compilation, appliquer le patch fournit par Mandriva soit avec un petit patch -p1 < DB35_mmc_power_up_delay.patch soit en modifiant directement les 2 lignes concernées dans drivers/mmc/core/mmc_core.c[3]
  • compiler, perso j'ai recompilé tout le noyau, mais on devrait pouvoir se contenter des modules, profitez en comme moi pour aller à la plage ;)
  • enfin il suffit de sauvegarder l'ancien module (/lib/modules/2.6.22-14-generic/kernel/drivers/mmc/core/mmc_core.ko) et de le remplacer par votre nouveau
  • et voila, un reboot[4] plus tard tout est rentré dans l'ordre \o/

Pour conclure, ce n'est qu'une solution temporaire, à la prochaine maj officielle des modules, il faudra recommencer, mais j'ai bon espoir que le problème étant corrigé, ce sera inclus dans celle-ci.

Notes

[1] PCI id: 104c:803b

[2] Notez bien ce dernier

[3] c'est ce que j'ai fait

[4] pas compris pourquoi il fallait rebooter sur ce coup, rmmod/modprobe n'ont pas suffit

samedi 17 novembre 2007

Toujours ouvrir les fichiers kml/kmz dans la même instance de Google Earth

iconJe ne sais pas pour vous, mais il y a un bug de Google Earth qui m'irrite particulièrement. Chaque fois qu'on veut ouvrir un fichier kmz ou kml, une nouvelle fenêtre de Google Earth s'ouvre ! Il semble que ce soit un vieux bug de la version linux qui traine depuis longtemps. Bon il y a bien la solution de sauver le fichier, basculer dans GE et ouvrir le fichier, mais c'est rapidement fastidieux. Je me suis donc décidé à automatiser tout cela !

Profitons-en pour découvrir des outils qui vont nous permettre de contrôler nos fenêtres Xorg à partir de la ligne de commande.

Xorg

wmctrl

Il s'agit d'un programme permettant de communiquer avec les gestionnaires de fenêtres compatibles EWMH (un standard de freedesktop). Il permet donc d'interagir avec kwin (kde), metacity (gnome), xfce ...[1]. Grâce à lui, nous allons pouvoir lister les fenêtres présentes, basculer de l'une à l'autre, les minimiser ...

xautomation

Xautomation est un ensemble d'outils permettant de simuler des évènements graphiques. Nous pouvons ainsi simuler l'appui sur des touches du clavier, cliquer avec la souris et reconnaitre des morceaux de fenêtres. Dans le cas présent, je n'utilise en fait que le contrôle du clavier.

xclip

Enfin, xclip est un petit utilitaire permettant de manipuler le presse papier d'Xorg (toujours en ligne de commande bien sur). Nous pouvons lire et modifier les différents clipboards.

Le script

Vous devez donc installer les trois outils présentés ci-dessus. Cela ne devrait poser aucun problème puisque ceux-ci sont disponibles dans les dépots. Si l'un d'entre eux manque à l'appel, le script vous le rappellera par une jolie boite de dialogue.

Ensuite téléchargez celui-ci et copiez le chez vous (par exemple dans ~/bin/googleearth_open) et rendez le exécutable. Il ne vous reste plus qu'à configurer votre navigateur préféré pour utiliser ce script plutôt que googleearth.

capture capture

Le principe du script est simple :

  • on récupère la fenêtre GE (celle dont le nom se termine par Google Earth) en 1er plan avec wmctrl
  • on ouvre la boite d'ouverture de fichier (Ctrl+o avec xte)
  • on y colle le nom de fichier passé en paramètre (xclip puis Ctrl+v)
  • on appuie sur Entrée

Par contre le temps de l'exécution il faut éviter de cliquer partout et de jouer avec le clavier, sinon il risque de s'emmêler les pinceaux.

Et voila à vous de cliquer partout dans Google Earth Community :) !

Notes

[1] voir sur le site web la liste complète

samedi 22 septembre 2007

Tablette graphique Genius EasyPen

TabletteJ'ai acquis il y a peu une tablette graphique EasyPen de Genius. C'est un modèle ancien[1] mais qui a l'avantage de me m'avoir couté que quelques €.

L'installation s'est faite très simplement. Le driver pour Xorg est dans le module summa. Il suffit donc d'installer le paquet xserver-xorg-input-summa et d'ajouter une section InputDevice au fichier xorg.conf et de l'ajouter aussi dans la section ServerLayout :

Section "InputDevice"
       Identifier      "EasyPen"
       Driver          "summa"
       Option          "Device"        "/dev/ttyS1"
       Option          "Mode"          "absolute"
       Option          "Compatible"    "on"
       Option          "AlwaysCore"    "on"
       Option          "resolution"    "2540"
       Option          "xsyze"         "3.8"
       Option          "ysize"         "2.8"
       Option          "protocol"      "tablet"
EndSection

Ensuite on branche la tablette sur le port série[2] et on reboote ! Quoi on reboote ? Ben oui, visiblement redémarrer Xorg ne suffit pas pour que la tablette fonctionne. Je suppose que c'est une histoire d'alimentation :(

Et voila, maintenant on peut utiliser alternativement la souris et la tablette. Il ne reste plus qu'a l'apprivoiser :)

The Gimp

Deux liens qui sont utiles :

Notes

[1] genre il ne gère pas la pression

[2] j'avais bien dit que c'était un vieux modèle :)

mercredi 4 juillet 2007

Generic Mapping Tools (GMT) pour tracer des cartes sous Ubuntu

GMT (Generic Mapping Tools) est une collection d'outils libres et multi-plateformes permettant la génération de cartes et de diagrammes. Regroupant de l'ordre de 60 programmes en ligne de commande elle offre de nombreuses possibilités telles la création de cartes selon différentes projections, la représentation de données géographiques, la génération de graphiques et même la représentation en 3D.

Pour avoir un aperçu des possibilités, je vous renvoi vers les exemples, et en particulier celui-la ou cet autre ou encore ce dernier

Je vais me contenter dans cet article d'aborder les fonctions de base pour la génération de cartes. Pour les autres la documentation offcielle est très fournie. Vous y trouverez un manuel de référence, un tutoriel très bien fait et les nombreuses pages de man.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici ce que vous devriez être capable de produire à la fin : Manche

Installation & configuration

GMT étant présent dans les dépots, il vous suffit d'installer les paquets gmt, gmt-coastline-data, gmt-doc, gmt-examples et gmt-tutorial ces 3 derniers ne sont pas nécessaires, mais je vous les recommande tant la doc est importante.

Il vous faut aussi créer quelques variables d'environnement. Ajoutez ces lignes à votre ~/.bashrc

# gmt variables
export NETCDFHOME=/usr/lib
export GMTHOME=/usr/lib/gmt
export PATH=$PATH:$GMTHOME/bin

Les étapes suivantes sont facultatives mais nécessaires pour suivre ce petit tutoriel.

GMT permet plusieurs niveaux de détails pour la représentation des côtes (crude, low, intermediate, high, full). Ubuntu fournit les 3 premiers via le paquet gmt-coast-low. Nous allons installer en plus le niveau full. Vous trouverez les différents miroirs la

wget ftp://gd.tuwien.ac.at/pub/gmt/4/GMT4.2_full.tar.bz2
cd /usr/share/gmt/
sudo tar xvjf /chemin/vers/GMT4.2_full.tar.bz2

Pour avoir une idée du niveau de détails, voici la carte de la manche avec les différents niveaux[1].

crude low intermediate full

Nous aurons aussi besoin de données topographiques, c'est à dire des données d'altitude et de profondeur. Il existe plusieurs sources dont vous trouverez les liens à la fin. Nous utiliserons les données ETOPO2v2 fournies par la NOAA[2]. Elles ont l'avantage d'être précises à 2 minutes d'arc prêt et de combiner les terres et mers. Vous pouvez télécharger les données mondiales (Attention le fichier fait 97Mo) ou alors ne récupérer que celles qui vous seront utiles (procédure plus bas).

# Pour télécharger et installer toutes les données :
wget http://www.ngdc.noaa.gov/mgg/global/relief/ETOPO2/ETOPO2v2-2006/ETOPO2v2g/netCDF/ETOPO2v2g_f4_netCDF.zip
sudo unzip ETOPO2v2g_f4_netCDF.zip -d /usr/share/gmt/dbase/

Enfin, fixons quelques paramètres par défaut[3].

gmtset -G$HOME/.gmtdefaults4 BASEMAP_TYPE fancy+ PLOT_DEGREE_FORMAT ddd:mmF
  • BASEMAP_TYPE pour l'affichage des axes comme sur la carte ci-dessus (noir et blanc, coins arrondis)
  • PLOT_DEGREE_FORMAT pour afficher les coordonnées du type 48°23'N

voir le manuel de référence pour plus de détails.

Cartographier

Ma première carte

Maintenant lançons nous et générons notre première carte, la commande peut faire peur, mais nous allons détailler :

pscoast -R-7/2/47.5/51.5 -JM10c -P -Ggreen -Sblue -W -Df -Ir -B1g1 > gmt_manche_01.ps

pscoast va vous permettre de dessiner les terres, mers, côtes et rivières. Les options sont :

  • -R-7/2/47.5/51.5 : les limites de la carte à réaliser. Ici, un rectangle dont les coordonnées sont 7° de longitude Est, 2° de longitude Ouest, 47,5° de Latitude Nord et 51,5° de Latitude Nord.
  • -JM10c : projection Mercator, la carte fera 10cm de large
  • -P : créer une page en mode portrait
  • -Ggreen : couleur des terres
  • -Sblue : couleur des mers
  • -W : dessine le trait de côte (en noir par défaut)
  • -Df : utiliser la base de côte full (c, l ou i pour les autres bases disponibles)
  • -Ir : affiche les rivières permanentes
  • -B1g1 : créer les axes avec une unité tous les degrés

Un fichier postcript est alors produit. Vous pouvez le convertir en png à l'aide de la commande ps2raster (qui nécessite ghostcript)

ps2raster -Tg -A gmt_manche_01.ps
  • -Tg : format de sortie PNG (-Tj pour Jpeg et -Tf pour PDF)
  • -A : pour ne conserver que la partie utile

Capture

Ajoutons un peu de relief

Il faut tout d'abord créer un fichier .grd lisible par GMT avec les données topographiques. Si vous avez installé l'ensemble des données, créez le ainsi[4] :

grdreformat /usr/share/gmt/dbase/ETOPO2v2g_f4.nc gmt_manche_02.grd -R

Sinon, allez sur le site Geodas pour récupérer un fichier .xyz. Remplissez ainsi :

Capture

et téléchargez le fichier xyz. Vous pouvez alors générer le grd avec cette commande :

xyz2grd -Ggmt_manche_02.grd -I2m -R manche02_1630.xyz

Pour afficher les détails sur le nouveau fichier :

grdinfo gmt_manche_02.grd

/!\ Vous avez peut-être noté que je n'ai pas donné les paramètres à l'option -R. C'est normal, GMT conserve les derniers paramètres utilisés dans le fichier .gmtcommands4 du repertoire courant. Cela vous permet de simplifier l'écriture mais est parfois source d'incompréhension :)

Nous allons maintenant ajouter les lignes de niveaux à notre carte :

pscoast -R -JM20c -Ggreen -Sblue -W -Df -B -K  > gmt_manche_02.ps
grdcontour gmt_manche_02b.grd -J -S4 -C20 -O >> gmt_manche_02.ps

Dans les nouvelles options, notons :

  • -K : pour dire que l'on va encore ajouter des données au fichier
  • -O : pour dire que l'on ajoute des données au fichier (notez aussi le >>)
  • -C20 : pour dire à grdcontour de tracer les lignes tous les 20m[5]
  • -S4 : pour lisser les lignes

Capture

Colorisons un peu plus

Les couleurs plates, c'est bien joli, mais ça manque un peu de ... relief :) Voyons comment arranger cela.

D'abord, il faut créer une palette de couleur à partir de celles par défaut mais mise à l'échelle de nos valeurs :

makecpt -Crelief -T-450/450/20 -Z > gmt_manche_03.cpt
psscale -Cgmt_manche_03.cpt -D10c/2c/20c/1ch -Ba100 > gmt_manche_03_cpt.ps
  • -Crelief, -Cgmt_manche_03.cpt : palette utilisée
  • -T-450/450/20 : translation à appliquer à la palette de -450m à 450m par pas de 20m, on trouve les extrêmes grâce à la commande grdinfo vue ci-dessus
  • -Z : palette continue (dégradé de couleurs)[6]

La commande psscale permet de générer une échelle. Je vous laisse lire la documentation pour les détails. Vous pouvez aussi l'utiliser pour ajouter l'échelle sur votre carte Palette

Créons maintenant la carte topographique à l'aide de grdimage

grdimage gmt_manche_02.grd -J -Cgmt_manche_03.cpt -E50 -K > gmt_manche_03.ps
grdcontour gmt_manche_02.grd -J -S4 -C25 -O >> gmt_manche_03.ps
  • -E50 : permet d'augmenter la résolution en interpolant les données, souvenez-vous, nos données sont par pas de 2 minutes d'arc, si on laisse comme cela, nous aurons des carrés
  • les autres options sont déjà connues ;)

Capture

Conclusion

Voila, comme l'article est déjà (très) long, je vais m'arrêter la. Nous n'avons fait qu'effleurer les possibilités de GMT et je vous encourage donc vivement à suivre le tutoriel officiel, à lire la doc de référence et à expérimenter. Vous pouvez aussi télécharger le script regroupant toutes les commandes vues.

Pour réaliser la carte de la manche présentée en début d'article, il ne vous manque que psxy pour afficher des symboles et pstext pour le texte. Leur utilisation est relativement simple et vous trouverez des exemples commentés dans le script qui génère celle-ci. Tout le reste est déjà expliqué dans cette page.

Enfin, il existe une interface graphique pour GMT : iGMT, mais celle-ci n'étant pas disponible dans les dépots, je ne l'ai pas testé.

Liens

Pour finir les liens utiles :

A ce propos, je ne résiste pas à citer luckytoyn qui dans ce même sujet disait :

J'ai l'impression que moins un programme est convivial, plus il est puissant.
gmt est très puissant.

Continuons les liens :

Voila, merci et bravo à ceux qui sont arrivés jusque la ;) A vos cartes !

Notes

[1] vous trouverez le script pour les produire à cet endroit, ne vous inquiétez pas des options nous allons détailler plus loin

[2] National Oceanic and Atmospheric Administration, une agence Américaine

[3] On peut aussi les donner en ligne à chaque commande, voir gmtdefaults

[4] il y a surement moyen de ne pas donner le chemin complet grâce au fichier coastline.conf, mais je n'ai pas trop cherché

[5] il prend aussi l'option -A50 pour labéliser les lignes tous les 50 mètres

[6] notez aussi -I pour inverser la palette

lundi 11 juin 2007

Logiciels d'electronique sous linux

Je vais essayer de vous présenter dans ce billet les logiciels d'électronique disponibles dans les dépots Ubuntu. Nous allons faire un tour d'horizon en essayant d'être le plus complet possible.

Capa En effet j'ai eu récemment l'envie de me remettre à l'electronique[1]. J'ai donc décidé de chercher un logiciel pour réaliser les schémas de circuit. Mon cahier des charges est le suivant :

  • Logiciel libre[2]
  • Présent dans les dépots ubuntu
  • Facile à utiliser
  • Permettant de réaliser de jolis schémas
  • Intégrant des fonctions de simulation analogique[3]

Voici donc la liste des logiciels que j'ai testé avec mes remarques. Notez quand même que :

  • ça fait des années que je n'ai pas fait d'électronique[4] donc j'ai surement loupé des trucs
  • je ne cherche pas à être exhaustif, si vous connaissez d'autres softs dispo pour Ubuntu, n'hésitez pas à en parler
  • certains tests ont été fait sur une Dapper (ce sera précisé), certaines choses seront alors surement différentes en Feisty
  • pour les simulations, je prendrais comme exemple un circuit très simple, le Pont de Diodes qui permet de redresser un signal sinusoïdal.

Back-ends de simulation

Chip Dans le monde libre il existe principalement deux back-ends qui permettent la simulation de circuits électroniques :

  • gnucap : le projet de GNU
  • spice et dérivés : le plus ancien et répandu. Il a aussi donné naissance à beaucoup de dérivés (ngspice ...)

Gnucap est le seul disponible dans les dépots Ubuntu. ngSpice était disponible en Hoary mais ne l'est plus depuis. Ces programmes sont en ligne de commande et nécessitent un apprentissage de leurs formats d'entrée (nommé netlist) et de sortie avant de pouvoir en faire quoi que ce soit. Nous n'allons pas les étudier ici.

Oregano

Oregano est un logiciel assez jeune mais dont le développement semble plutôt actif. Si vous êtes sous KDE, vous ne couperez pas à l'installation de beaucoup de dépendances Gnome.

Il permet de dessiner des circuits et de les simuler de manière très simple. Il n'intègre pas de simulateur mais se base sur les back-ends gnucap ou ngspice. Il génère la netlist nécessaire, appelle le back-end et met en forme les résultats. Traduit en français, il propose une interface très intuitive et simple d'utilisation. Vous pouvez réaliser votre 1er circuit en quelques minutes.

Par contre c'est un logiciel encore jeune à qui il manque quelques fonctions. Quelques bugs plus ou moins génant sont aussi présents. On ne peut non plus pas exporter d'image du circuit dessiné (mais on peux l'imprimer)

/!\ Cette astuce fonctionnait avec Dapper, mais semble ne plus marcher en Feisty :(
Dans cette version il n'y pas d'inclusion de composants extérieurs pour la simulation (pour les composants qui ne sont pas de base dans gnucap). On peut quand même s'en sortir :

  • une fois le circuit dessiné, afficher la netlist
  • ajouter une ligne comme .include /data/documents/Electronique/lm317.sub
  • cliquez sur le bouton Simuler

Pour finir regardez comme il est beau[5] : Capture

qucs

qucs semble avoir aussi un développement très actif. Il est fournit avec son propre simulateur et n'utilise donc pas gnucap. Son interface (traduite) est encore plus facile à utiliser que Oregano et très puissante. Il semble être pas mal utilisé et il est relativement facile de trouver de la documentation ou des tutoriaux.

Mais gros problème. Impossible de simuler quoi que ce soit avec la version disponible dans Ubuntu ! Même l'exemple tout simple de la documentation plante chez moi. Visiblement, je ne suis pas le seul, voir ce bug sur Launchpad ou ce fil dans les forums officiels.

Heureusement, grâce au commentaire de C. Joubert j'ai trouvé un contournement. Il suffit de lancer qucs en changeant la locale numérique :

LC_NUMERIC=C qucs

Voici donc une capture d'écran : Capture

Pour avoir un aperçu plus complet, regardez par exemple ce tutorial

gEDA / gscheme

gEDA est la suite de logiciels du projet GNU. Son but est d'offrir un environnement complet pour réaliser les circuits, les simuler et dessiner les circuits imprimés. Je n'ai pas cherché à tester cette dernière fonction. gEDA est donc juste une interface pour accéder aux autres applications.

Celle destinée au dessins de schémas est gscheme. Son interface est principalement basée sur des raccourcis clavier. Cela semble déroutant au début mais avec un peu d'entrainement ce fonctionnement devient très pratique. Les schémas réalisés sont d'un rendu très professionel et la bibliothèque de composants disponibles est impressionnante. Il semble très utilisé et il est donc facile de trouver de la documentation. Par exemple sur le wiki gEDA ou même ces très bons tutoriaux traduits en francais.

En ce qui concerne la simulation, il se base aussi sur gnucap ou spice. Mais il n'y a pas d'interface intégrée permettant de simuler en 3 clicks[6]. Vous devez alors utiliser plusieurs logiciels pour affecter les valeurs aux composants, générer la netlist, simuler puis afficher les résultats. De plus si l'intégration de spice est très documentée, gnucap semble aux abonnés absents :(

Pour finir, une capture et un export en PNG du désormais habituel pont de diodes :
Capture Export

kicad

kicad est une suite logicielle déstinée à la réalisation de shémas et circuits imprimés. Il n'est dans les dépots ubuntu que depuis la sortie de feisty. Sachez tout de suite que c'est un logiciel de très grande qualité qui plus est développé par le Français J-P Charras enseignant chercheur.

D'une ergonomie parfaite, il ne permet pas la simulation mais génère des fichiers netlist que vous pouvez donner à manger à spice. Il dispose en outre d'un module de visualition 3D de vos circuits de toute beauté. Inutile donc absolument indispensable :)

Notez quand même un petit bug dans ubuntu, les fichiers d'aide ne sont pas accessible à partir de l'interface de kicad. Vous les trouverez dans /usr/share/doc/kicad/help/fr si vous avez installé le paquet kicad-doc-fr.

Enfin une capture d'écran un peu chargée car j'ai voulu tout vous montrer : Capture

Autres logiciels

Voici quelques autres logiciels que j'avais testé sous Dapper mais qui ne m'ont pas emballé pour diverses raisons. Je ne les ai donc pas ressayé en Feisty mais les cite quand même pour mémoire.

Electric

electric est un logiciel assez ancien mais très (trop ?) puissant. Son interface est ... rustique. Il permet de dessiner des schémas de circuits, des circuits imprimés mais aussi des circuits intégrés ! C'est le seul que j'ai essayé capable de faire cela.

Il permet la simulation via plusieurs moteurs externes ou un moteur interne. Je n'ai pas réussit à en tirer grand chose mais c'est surement un logiciel qui ravira ceux qui ont ces besoins particuliers.

Capture

XCircuit

XCircuit propose une approche un peu différente des autres logiciels. Il est beaucoup plus orienté dessin que juste placement de composants. Son interface et son ergonomie paraissent un poil antédiluviennes. Il permet d'exporter des netlists et des fichiers postcript[7]

Capture

Dia

Dia est un logiciel permettant de dessiner des diagrammes. Il dispose de nombreuses bibliothèques de symboles que vous pouvez intégrer dans vos schémas et parmi celles-çi, des composants électroniques. Il ne dispose d'aucune fonction propre à l'électronique comme l'export de netlist, mais si vous cherchez juste à dessiner quelques schémas il peut tout à fait vous suffire.

Capture

Conclusion

Voila pour ce petit tour des logiciels d'électronique sous Linux. Il resterai beaucoup à dire sur d'autres logiciels tels que ceux spécifiquement destinés à la création de PCB. Il en existe aussi beaucoup permettant de faire de l'électronique numérique[8]. Je pense d'ailleurs bientôt m'attaquer aux logiciels destinés aux microcontroleurs.

Voila, pour finir, félicitations à ceux qui ont tenu jusqu'au bout ;) et n'hésitez pas à me signaler les logiciels que j'aurais pu oublier.

Notes

[1] comme si j'avais pas déjà assez galéré à l'école

[2] Je ne parlerai donc pas de Eagle ni de faire tourner quoi que ce soit avec Wine

[3] l'électronique numérique reviendra peut-être en deuxième semaine

[4] en particulier analogique

[5] Hum le résultat de la simulation est assez étrange

[6] oui, je suis un gros fainéant

[7] J'avais noté deux bug en dapper et edgy : #42976 et #75456

[8] je ne résiste d'ailleurs pas à linker ce joli compteur à bascule que je me suis amusé à faire avec KLogic

lundi 4 juin 2007

Connexion à Ubuntu Linux à partir de windows : xrdp

Nous allons voir dans cet article comment utiliser graphiquement un bureau linux distant à partir d'une machine windows ne disposant que de l'outil de connexion à distance fournit par Microsoft.

Introduction

NCD ThinSTAR Imaginez que vous ayez une machine Linux[1] et que vous vouliez en prendre le contrôle à partir d'une machine Windows. Facile, on installe VNC ou un serveur X sur le client et hop ça roule !

Mais si vous ne pouvez rien installer sur le Windows ? C'est assez fréquent en entreprise. Il ne vous reste que le client de connexion à distance de Microsoft. Hors celui-çi utilise un protocole propriétaire non nativement supporté sous Linux : RDP. Flûte voici une impasse.

Ne vous désolez pas si vite, il existe une solution ! J'ai nommé xrdp. Il s'agit d'une sorte de proxy qui sera serveur RDP pour le client windows et client VNC pour un serveur sous Linux.

Mais quelle drôle d'idée ! En fait non, j'ai acquis il y a peu de temps un client léger ThinSTAR 400. Malheureusement, celui-ci n'est prévu pour fonctionner qu'avec des serveurs sous Windows[2]. Voila donc pourquoi je me suis intéressé à cette solution[3]

Shema

Installation

Note : Je viens de voir qu'une nouvelle version est sortie (0.4 le 2 juin) Je n'ai pas trouvé de ChangeLog, mais un diff des répertoires indique que le code n'a pas changé, seulement quelques fichiers textes. Donc fonctionnellement elle est identique à celle que je vous propose.

Ce soft n'est pas disponible dans les dépots il va donc falloir mettre un peu les mains dans le cambouis. La deux solutions :

  • compiler à partir des sources, je vous renvoi alors vers les liens en fin d'article. Mais regardez quand même la section patches, car certaines modifications sont nécessaires pour qu'il fonctionne correctement ;
  • utiliser la version déjà compilée et patchée que je vous fournit gracieusement, c'est ce que je vais détailler ci-dessous.

Vous trouverez donc la : xrdp-0.3.2-fr-feisty.tar.bz2 une version fonctionnelle pour Ubuntu Feisty qu'il vous suffit de décompresser dans /opt. Attention le répertoire est important car pleins de chemins sont compilés en dur dans le code :( Cela vous créera un répertoire xrdp avec tout ce qu'il faut[4].

Il vous faut aussi le paquet vnc4server. Par exemple, vous pouvez l'installer avec :

sudo aptitude install vnc4server

Modifiez ensuite le fichier /opt/xrdp/bin/startwm.sh pour lancer le windows manager qui vous convient. Par défaut il s'agit de KDE, les commentaires dans le fichier sont assez clairs.

Bien entendu, cette version est fournie sans autre garantie que chez moi ça marche. Si vous ne me faites pas confiance, vous trouverez ci-dessous les modifications que j'ai apportés pour pouvoir recompiler votre propre version.

Utilisation

Voyons maintenant comment utiliser xrdp pour se connecter à partir de Windows. C'est assez simple :

Lançons d'abord xrdp. L'option nodaemon peut être enlevée à terme.

cd /opt/xrdp/bin
./xrdp -nodaemon

Ensuite sesman qui est le gestionnaire de session et qui gère l'authentification. Il doit être lancé en tant que root.

sudo ./sesman --nodaemon

Vous pouvez tester le login avec la commande suivante. <user> et <password> doivent bien entendu être remplacés par les bonnes valeurs. Les chiffres correspondent à la résolution de l'écran.

./sesrun localhost <user> <password> 1024 768 24

Enfin, il vous suffit de vous connecter à partir du client Windows.
Attention lors du login, le clavier est en qwerty !

Fenêtre de Login

Et voila une nouvelle session X est ouverte ! Screenshot C'est une kubuntu ouverte à partir d'un windows virtualisé sous la même kubuntu. Vous suivez ?

La même session, mais à partir de mon NCD ThinSTAR sous Windows CE : Screenshot

Patches

Plusieurs bugs posent problème pour utiliser la version vanilla de xrdp sous Ubuntu en français.

Tout d'abord xrdp ne sait gérer qu'un clavier Américain. Mais on trouve sur le site sourceforge un hack pour le clavier Allemand. Je l'ai adapté pour le clavier Français. Il reste quand même quelques limitations :

  • la touche AltGr est remplacée par la touche Alt gauche. Pensez-y pour les caractères comme @ # ...
  • les touches accentuées semblent ne pas fonctionner dans tous les cas :(
  • seul le clavier de base est géré, vous n'aurez pas accès à toute la keymap fr-latin9, adieu € Æ « et autres spécificités.

Ensuite, la paquet Xvnc fournit par Ubuntu est buggé et nécessite des options spécifiques pour fonctionner correctement. J'ai ajouté celle-ci aux paramètres de lancement qui sont eux aussi codés en dur dans xrdp.

En cas d'échec de l'authentification, sesman affiche aussi le user/password en clair, ça m'a été bien utile pour voir que le login se faisait en qwerty :)

Pour plus de détails, vous pouvez jeter un oeil aux modifications que j'ai apporté au code. Vous trouverez la xrdp-0.3.2-fr-feisty.diff les différences complètes entre la version vanilla et celle que je vous propose.

Quelques liens

Notes

[1] vous devez être beaucoup parmi mes lecteurs :)

[2] On peux lui installer un serveur X, mais je n'ai pas les softs pour

[3] Oui, c'est mon blog, je raconte ma vie si je veux !

[4] Je n'ai pas eu le courage de me lancer dans la création d'un paquet, si cela dit à quelqu'un ...

mercredi 30 mai 2007

qtpfsgui : le HDR facile sous Linux

Introduction

Le HDR est une technique de photographie permettant de combiner plusieurs photos en une seule afin d'avoir une plage de luminosité plus grande que ce que l'on pourrait avoir normalement. Wikipédia nous précise :

L'imagerie à grande gamme dynamique (High dynamic range imaging ou HDRI) regroupe un ensemble de techniques numériques permettant d'obtenir une grande plage dynamique dans une image. Son intérêt est de pouvoir représenter ou de mémoriser des niveaux d'intensités lumineuses très différents dans une même image. Cette technique s'effectue en permettant d'attribuer plus de valeurs à un même pixel. D'abord développée pour les images générées par ordinateur, la technique s'est ensuite adaptée à la photographie numérique.

Pour produire de telles images, vous pouvez soit utiliser un appareil photo intégrant cette fonction, soit prendre plusieurs photos identiques en faisant varier la luminosité. Il vous suffit d'utiliser ensuite un logiciel pour recombiner celles-ci. C'est cette deuxième technique que nous allons aborder.

Notez que certains appareils proposent la deuxième fonction (prise automatique de plusieurs photos en variant l'exposition) sous la dénomination de bracketing

qtpfsgui

Ce logiciel est une interface graphique basé sur le toolkit Qt s'appuyant sur les pfstools. Il va vous permettre de créer facilement une image HDR à partir de vos différentes photos. Ensuite vous pourrez utiliser différents algorithmes de Tone Mapping pour la transformer en fichier standard.

screenshot

Pour l'installer sous ubuntu, je vous renvoi vers le Wiki ubuntu-fr qui vous propose deux méthodes, soit à partir du dépomaniak, soit par compilation. Vous y trouverez aussi un petit tutoriel sur l'utilisation du logiciel. Même si celui-ci est basé sur la version précédente, il permet d'aborder simplement le logiciel.

Notez qu'aucune garantie n'est apportée pour les logiciels provenant des dépots tiers.

A vous de jouer

Voila, vous pouvez maintenant prendre vos photos en rafale et surtout passer des heures à jouer avec les paramètres. S'il est assez facile d'obtenir des photos sur-réalistes, produire de jolis clichés ou le traitement reste discret demande de l'expérience ... ou beaucoup d'essais ;)

HDR HDR

Pour finir quelques liens :

mardi 6 mars 2007

Regarder la télévision via Internet : Interreta Televidilo

Il se peux qu'on ne ne soit pas disponible à l'heure nécessaire pour regarder une émission voir même que l'on ai pas de télévision ou que celle-ci soit squattée par Dora[1]

Heureusement pour nous certaines emissions sont disponibles en streaming sur le web. Pour vous simplifier la vie, voici un logiciel simple et de bon gout qui va vous permettre de les regarder sans problème. Il s'agit de Interreta Televidilo[2]

Je ne vous détaillerai pas l'installation, ceci étant déjà fait sur le wiki ubuntu-fr : Televidilo : Regarder la télévision sur internet, vous trouverez aussi pas mal de discussions dans les forums

L'utilisation en est très simple. Vous disposez d'une liste (arborescente) de flux. Il vous suffit d'en selectionner un et de cliquer sur Lecture En ce qui concerne la configuration plus avancée (changement de lecteur video, ajout de flux...) je vous renvoi vers la documentation officielle.

Capture d'ecran

A noter que la version actuelle (0.6) est en Python+Gtk alors que la prochaine (0.7b pour le moment) sera en Java[3]

Enfin, j'ai ajouté une fonction d'enregistrement d'un flux par simple clic. Vous pouvez télécharger mon patch Televidilo-0.6-record.patch qui utilise mplayer pour dumper le flux. Pour l'appliquer, mettez-vous au niveau du repertoire Televidilo-0.6 et tapez :

patch -p0 < Televidilo-0.6-record.patch

Notes

[1] si vous n'avez pas d'enfants, vous ne connaissez sans doute pas cette exploratrice

[2] qui veux dire Téléviseur Internet en Espéranto

[3] personnellement, je le déplore

jeudi 8 février 2007

Partenariat entre Canonical et Linspire

La société Canonical (que vous connaissez bien) et la société Linspire viennent d'annoncer conjointement un accord technique.

Linspire édite une distribution linux commerciale éponyme (ainsi qu'une version libre nommée Freespire). Son but est exclusivement le desktop et est actuellement sur base Debian. On peux aussi noter qu'ils sponsorisent (ou ont sponsorisé) plusieurs developpements libre comme Nvu.
Elle dispose aussi d'un logiciel d'installation qui se veux la manière la plus facile d'installer sous Linux[1]

L'accord comporte deux points :

  • Linspire abandonne sa base debian pour basculer sur les paquets Ubuntu
  • Ubuntu intègre la technologie CNR dans sa distribution

L'intégration se fera à partir de la 7.04 Feisty Fawn.

Pour plus de détails :

Notes

[1] perso, après avoir lu la description, je ne vois pas ce que ça amène de plus qu'un synaptic

Ubuntu est-elle prête pour le serveur ?

Je dispose chez moi d'un serveur perso. Il héberge quelques applications web, sert de sauvegarde centralisée et fait la passerelle entre le réseau filaire et wifi.
Celui-ci utilise une Ubuntu Dapper LTS en version serveur. Outre la durée de maintenance annoncée (5 ans pour la version serveur), j'ai choisit une ubuntu pour mon serveur afin de garder une cohérence sur mon parc. N'ayant qu'une seule sorte de distribution, l'administration est plus simple.

Or récemment, il a été victime d'une intrusion. En résumé, l'attaquant est passé par une faille de cacti pour installer un bot irc. Ma machine devenant alors un zombie. Si vous voulez plus de détails, vous pouvez lire mon billet Réagir à une intrusion sur un système linux

Regardons la chronologie des événements :

  • 28/12/2006 : faille critique découverte dans cacti. Elle permet l'exécution de code arbitraire
  • 06/01/2007 : publication par l'équipe de développement de patchs corrigeant cette faille. Ceux-ci sont disponibles pour les deux dernières versions dont la 0.8.6h de dapper
  • 08/01/2007 : création d'un bug dans Launchpad
  • 02/02/2007 : exploitation de la faille sur mon serveur.

Avant toute chose sachez que mon serveur est tenu à jour la nuit par un processus cron. La conclusion est simple, le paquet n'est pas tenu corrigé des mises à jours de sécurité, fussent-elles critiques !

Et bien, ceci est normal. En effet cacti fait parti de Universe et ne fait donc pas parti des paquets officiellement maintenus.

Be advised that neither the Universe or Multiverse repositories contain officially supported packages. In particular, there may not be security updates for these packages.

A noter qu'à l'heure ou j'écris, la correction ne semble pas appliquée dans Edgy[1], mais l'est dans Feisty[2]. Voir la liste des mises-à-jour

A titre de comparaison regardons debian (bug #404818 pour avoir l'historique):

  • version testing : la correction est faite dans le paquet 0.8.6i, mise à jour : 17/01
  • version stable : le patch pour la 0.8.6c n'est pas fourni par l'équipe de cacti. Mais le patch est backporté de la 0.8.6i. On peux le voir dans le diff sur cmd.php, mise à jour 17/01

Alors oui, j'aurais du le savoir, j'aurais du suivre les mises-à-jour pour mes logiciels Universe et les faire moi-même[3]. Mais je n'ai pas envie de faire un boulot d'administrateur réseau et de veille sécurité quand je suis chez moi. Je veux juste que ça marche sans trop de problèmes.

J'aurais pu aussi me passer des softs dispos dans Universe. Mais chez moi ils représentent 48 paquets sur 389 soit plus de 12%. De plus dans ces paquets Universe, on trouve Bacula, WebSvn, trac, phpMyAdmin, cacti ... Des logiciels qui sont en 1ère ligne et dont je ne veux pas me passer.

Si vous voulez faire le test chez vous[4] :

for p in $(dpkg-query -W --showformat='${Package} '); \
do \
   echo -ne "$p\t"; \
   apt-cache show --no-all-versions $p|grep "Section:"|sed 's/Section://'; \
done |tee /tmp/list
wc -l /tmp/list
grep -i universe /tmp/list | wc -l

Donc pour répondre au titre un brin provocateur de ce billet : pour mon utilisation ou je recherche un minimum d'administration pour un maximum de sécurité : NON, Ubuntu Server ne me convient plus.
KUbuntu me satisfait pleinement sur le desktop, mais je crains qu'elle ne soit pas encore à la hauteur pour les serveurs persos, sauf si vous acceptez de suivre et de patcher vous-même les failles de sécurité pour les softs qui ne sont pas dans main.

Lors de la ré-install de mon serveur pour le remettre sur le réseau, je choisirai une debian qui assure la sécurité de beaucoup plus de paquets.

Notes

[1] Des paquets sont disponibles pour Edgy dans le bug mentionné ci-desus. Pour dapper ils ne sont pas encore prêts

[2] resynchro avec les paquets debian

[3] dans l'attaque que j'ai subi, interdire l'execution dans /tmp comme préconisé par NiKo aurait pu servir, mais ca ne protège pas d'autres méthodes

[4] un simple dpkg-query -W --showformat='${Package} ${Section}' devrait suffir, mais l'information Universe n'apparaît alors pas dans la section.

vendredi 26 janvier 2007

KDE 3.5.6

iconeUn petit post pour vous informer de la sortie récente de cette nouvelle version de KDE. Il s'agit d'une version de maintenance qui corrige juste quelques bugs et apportes des améliorations mineures. Enfin, le ChangeLog est quand même très gros :)

Les paquets sont disponibles pour Ubuntu Edgy sur la page idoine avec les explications pour l'installer. Je ne peux pas vous endire plus[1], mais les premiers retours ne semblent pas référencer de problème. Vous pouvez quand même aller jeter un oeil dans les forums avant d'installer.

Edit: Suite à une bonne remarque dans les commentaires, pensez à sauvegarder votre ~/.kde avant de faire la mise à jour.

A noter qu'il n'y aura pas de paquets pour Kubuntu Dapper. Je cite J. Riddell :

Dapper est pour ceux qui veulent une version stable, pas une version avec les derniers paquets.

Pour plus de détails, vous pouvez aller lire :

Notes

[1] Je n'ai pas de Kubuntu Edgy

1 2 3 4 5 6 7 >